TEXTE 2 – CONTENU ENRICHI POUR BASE DE DONNÉES
MODULE VIII : L’ART DE L’ANAMNÈSE EN MÉDECINE INTÉGRÉE
Chapitre 12 : Maîtriser l’Anamnèse Systémique – Fusion du Système de l’Enveloppe et des 8 Questions MTC
Introduction : L’Art de l’Enquête Médicale
L’anamnèse en médecine intégrée représente un art subtil qui dépasse largement le simple recueil de symptômes. Selon l’approche systémique du Dr Jean-Yves Henry, chaque consultation est une enquête minutieuse où le praticien devient détective, psychologue et guide. Cette approche combine deux méthodologies puissantes : le Système de l’Enveloppe, qui explore progressivement les différentes dimensions du patient, et les 8 Questions Fondamentales de la MTC, qui permettent un diagnostic énergétique rapide et précis.
Leçon 12.1 : Le Système de l’Enveloppe – Architecture Complète de la Consultation
Message d’Introduction pour l’Anamnèse
« Nous vous proposons deux modalités d’exploration : vous avez la possibilité de communiquer l’intégralité de vos préoccupations dans un format libre, après quoi nous approfondirons certains points si nécessaire, ou bien d’avancer progressivement en répondant à mes questions au fil de notre échange. Quelle approche vous conviendrait le mieux ? »
Les 7 Enveloppes de l’Investigation Clinique
1. ENVELOPPE TEMPORELLE – Le Temps du Symptôme
Questions et leur sens clinique :
- « Depuis quand avez-vous ce problème ? » → Permet de différencier aigu (< 3 mois) de chronique → L’ancienneté détermine la dilution homéopathique (récent = basse, ancien = haute)
- « Comment cela a-t-il commencé ? » → Recherche d’un facteur déclenchant (trauma, deuil, infection) → Oriente vers le remède de causalité
- « Y a-t-il des moments où c’est pire/mieux ? » → Identifie les rythmes biologiques perturbés → Exemple : Aggravation 3h matin = foie en MTC
2. ENVELOPPE SENSORIELLE – La Qualité du Ressenti
Questions avec exploration approfondie :
- « Pouvez-vous me décrire exactement ce que vous ressentez ? » → Recherche du symptôme caractéristique homéopathique → « C’est comme si… » révèle souvent le similimum
- « Sur une échelle de 0 à 10, quelle est l’intensité ? » → Quantifie pour suivre l’évolution → Intensité > 7 = priorité thérapeutique
3. ENVELOPPE DES MODALITÉS – Ce qui Influence
Exploration systématique :
- « Qu’est-ce qui améliore votre état ? » → Chaleur améliore = vide de Yang → Mouvement améliore = stagnation de Qi
- « Qu’est-ce qui l’aggrave ? » → Humidité aggrave = accumulation de Tan (glaires) → Stress aggrave = atteinte du Shen
4. ENVELOPPE PHYSIOLOGIQUE – Les Fonctions de Base
Investigation complète avec sens clinique :
- « Comment dormez-vous ? » → Insomnie d’endormissement = Yang du Cœur en excès → Réveil 3-5h = Poumon en vide
- « Comment est votre digestion ? » → Ballonnements = Rate en vide → RGO = Estomac rebelle
- « Vos selles et urines ? » → Constipation sèche = vide de Yin → Diarrhée matinale = vide de Yang de Rate
5. ENVELOPPE ÉNERGÉTIQUE – Diagnostic MTC Rapide
Application des 8 questions (détaillées en leçon 12.2)
6. ENVELOPPE ÉMOTIONNELLE – L’État Psychique
Questions subtiles :
- « Quelle émotion prédomine en ce moment ? » → Colère = Foie → Tristesse = Poumon → Peur = Rein
- « Y a-t-il eu des événements marquants ? » → Recherche de trauma non résolu → Oriente vers remèdes de choc émotionnel
7. ENVELOPPE ENVIRONNEMENTALE – Le Contexte
Exploration du terrain :
- « Dans quel environnement vivez-vous/travaillez-vous ? » → Exposition toxiques professionnelles → Géobiologie (zones perturbées)
Leçon 12.2 : Les 8 Questions MTC – Analyse Clinique Approfondie
Méthode de l’Enveloppe Rapide avec Explications Détaillées
QUESTION 1 : FROID ou CHAUD ?
Approche progressive avec logique clinique :
- « Avez-vous facilement froid ou chaud ? » → Premier tri énergétique fondamental
- Si FROID dominant :
- « Vous essoufflez-vous facilement en montant les escaliers ? » → Explication : L’essoufflement à l’effort suggère un manque d’oxygénation. Le fer transporte l’oxygène via l’hémoglobine.
- Si OUI : « Vos ongles sont-ils striés ? Cassants ? » → Explication : Les stries unguéales verticales signent souvent une carence en fer et protéines.
- Si OUI : « Perdez-vous vos cheveux anormalement ? » → Explication : La chute de cheveux + ongles striés + fatigue = triade de l’anémie ferriprive.
QUESTION 2 : JOUR ou NUIT ?
- « Vos symptômes sont-ils pires le jour ou la nuit ? »
Analyse approfondie :
- Aggravation JOUR (6h-18h) :
- Pathologie Yang, métabolique active
- Organes concernés : Rate, Estomac, Intestin grêle
- Aggravation NUIT (18h-6h) :
- Pathologie Yin, régénération perturbée
- Organes concernés : Foie (1-3h), Poumon (3-5h), Gros intestin (5-7h)
QUESTION 3 : INTÉRIEUR ou EXTÉRIEUR ?
- « Vos troubles sont-ils en surface (peau, muscles) ou profonds (organes) ? »
Signification clinique :
- EXTÉRIEUR : Pathologie récente, bon pronostic
- INTÉRIEUR : Pathologie chronique, terrain atteint
QUESTION 4 : VIDE ou PLÉNITUDE ?
Questions d’exploration énergétique :
- « Vous sentez-vous vidé ou trop plein d’énergie ? »
Pour préciser le VIDE :
- « Cette fatigue est-elle améliorée par le repos ? » → NON = vide vrai (repos n’améliore pas) → OUI = fatigue simple
Pour préciser la PLÉNITUDE :
- « Avez-vous des sensations de tension, de trop-plein ? » → Céphalées de tension → Oppression thoracique
QUESTION 5 : TRANSPIRATION ?
- « Comment transpirez-vous ? »
Analyse différentielle :
- Transpiration spontanée diurne = vide de Qi
- Sueurs nocturnes = vide de Yin
- Absence de transpiration malgré chaleur = surface bloquée
- Transpiration froide = effondrement du Yang
QUESTION 6 : DOULEUR – Localisation et Nature ?
- « Où exactement et comment décririez-vous cette douleur ? »
Décodage énergétique :
- Douleur fixe, piquante = stase de Sang → ARNICA
- Douleur mobile = stagnation de Qi → NUX VOMICA
- Douleur lourde = accumulation d’Humidité → DULCAMARA
- Douleur brûlante = Chaleur → ARSENICUM ALBUM
QUESTION 7 : APPÉTIT et SOIF ?
- « Comment sont votre appétit et votre soif ? »
Interprétation clinique :
- Pas d’appétit + pas de soif = vide de Rate + Humidité
- Gros appétit + grande soif = Chaleur de l’Estomac
- Soif de petites quantités fréquentes = vide de Yin
QUESTION 8 : SELLES et URINES ?
- « Décrivez vos selles et urines »
Analyse des éliminations :
- Selles sèches, difficiles = sécheresse du Gros Intestin
- Selles molles, non moulées = vide de Qi de Rate
- Urines foncées, peu abondantes = Chaleur
- Urines claires, abondantes = Froid ou vide de Yang du Rein
Leçon 12.3 : L’Interrogatoire Homéopathique Fin – Au-delà du Symptôme
La Différence entre Médecine Intégrée et Homéopathie Pure
Médecine Intégrée : Questions orientées vers les déséquilibres énergétiques et fonctionnels.
Homéopathie Uniciste : Recherche du symptôme « étrange, rare et particulier » qui signe le remède.
Les Questions Subtiles de l’Homéopathe
1. Les Sensations Bizarres
- « Avez-vous des sensations inhabituelles que vous hésitez à décrire ? » → « J’ai l’impression d’avoir une boule qui monte et descend » = IGNATIA → « Comme si mes os étaient en verre » = THUYA → « Comme si j’avais deux volontés » = ANACARDIUM
2. Les Rêves Récurrents
- « De quoi rêvez-vous souvent ? » → Rêves de morts = THUYA, LACHESIS → Rêves d’animaux = BELLADONNA, STRAMONIUM → Rêves de chute = SULFUR
3. Les Désirs et Aversions Alimentaires
- « Qu’est-ce que vous ne supportez pas/adorez bizarrement ? » → Désir de sel ++ = NATRUM MURIATICUM → Aversion pour la viande = GRAPHITES → Désir d’œufs durs = CALCAREA CARBONICA
4. Les Modalités Très Précises
- « À quelle heure EXACTE cela arrive-t-il ? » → 10h du matin pile = NATRUM MUR → 16h = LYCOPODIUM → Minuit = ARSENICUM
L’Observation Sans Déshabillage
Important : « Votre corps nous donne parfois des informations que vous oubliez de mentionner. Puis-je observer vos mains, votre cou ? »
Ce qu’on observe :
- Verrues : localisation = indication du remède
- Cicatrices : peuvent bloquer l’énergie
- Coloration des ongles : circulation, oxygénation
- Texture de la peau : sèche (vide de Yin), grasse (Humidité-Chaleur)
L’Importance Cruciale de l’Hygiène Dentaire
Cas de Neuralthérapie Spectaculaire :
M. Robert, 55 ans, douleurs lombaires chroniques depuis 3 ans.
- Tous les examens normaux
- Traitements multiples inefficaces
- Question clé : « Avez-vous des problèmes dentaires ? »
- Révélation : Dent dévitalisée 26 (molaire supérieure gauche)
- Panoramique dentaire : granulome apical
- Extraction de la dent → Disparition IMMEDIATE de la douleur lombaire en sortant du dentiste !
Explication : Les dents sont sur les méridiens. La 26 est sur le méridien Estomac qui passe par L2-L3.
Protocole d’Hygiène Dentaire Préventive :
- Rotation de 3 brosses à dents → Évite prolifération bactérienne
- Désinfection quotidienne au lave-vaisselle ou eau bouillante
- Bâtonnet interdentaire 1x/jour → Renforce les gencives
- Bain de bouche hebdomadaire : H2O2 1,5% (eau oxygénée)
- Oil pulling 2-3x/semaine : Huile tournesol + bicarbonate + 1 pincée sel + 2 gouttes tea tree
Leçon 12.4 : Les Pièges de l’Anamnèse – Gérer les Patients Difficiles
Le Patient qui Cache : L’Alcoolique Non Assumé
Cas Clinique : M. Bernard, 45 ans, « fatigue chronique »
Indices de suspicion :
- Tremblements fins des mains le matin
- Spider naevi (angiomes stellaires) sur le thorax
- Érythrose faciale (couperose)
- Réponses évasives sur la consommation d’alcool
Technique de confrontation bienveillante :
- « Je remarque certains signes physiques qui m’orientent. Pour vous aider au mieux, j’ai besoin de connaître votre consommation réelle d’alcool. »
- Utiliser le questionnaire CAGE déguisé
- Proposer aide sans jugement
Prescription si confirmation :
- NUX VOMICA 15CH (sevrage)
- Desmodium 1DH (protection hépatique)
- Orientation vers addictologue
Le Patient qui Ment : La Simulation
Cas Clinique : Mme Martin, 38 ans, « douleurs invalidantes partout »
Tests de Waddell (signes non-organiques) :
- Douleur superficielle au simple effleurement
- Douleur à la rotation passive des épaules
- Simulation positive (fait semblant de ne pas pouvoir)
- Distraction positive (peut faire le mouvement quand distrait)
- Sur-réaction théâtrale
Approche :
- « Je comprends que vous souffrez. Explorons ensemble ce qui se cache derrière ces douleurs. »
- Souvent : dépression masquée, burn-out, problèmes familiaux
- Proposer aide psychologique
Les Cas Nécessitant Orientation Psy
CAS 1 : La Patiente « Pulsatilla »
Mme Dubois, 35 ans :
- Pleure pendant toute la consultation
- Change de symptômes à chaque question
- Besoin constant de réassurance
- Dépendance affective massive
Prescription LIMITÉE :
- PULSATILLA 30CH dose unique
- Fleur de Bach : CHICORY (possessivité)
- ORIENTATION OBLIGATOIRE : « Vos souffrances émotionnelles méritent un accompagnement psychologique spécialisé. Je vous recommande vivement de consulter un psychologue. »
CAS 2 : Suspicion de Bipolarité
M. Laurent, 40 ans :
- Phases d’excitation avec projets grandioses
- Alternance avec périodes de dépression profonde
- Dépenses inconsidérées en phase maniaque
- Insomnie sans fatigue pendant plusieurs jours
PAS de prescription homéopathique URGENCE : « Ces symptômes nécessitent une évaluation psychiatrique urgente. Je vais vous orienter vers le CMP (Centre Médico-Psychologique) aujourd’hui même. »
En MTC, le mécanisme en est un déficit des fonctions de filtration RENALE : les toxines non évacuées par le rein repassent dans le sang et seront éliminées par la peau (eczéma), les muqueuses (rhume des foins) ou le poumon (asthme).Elle s’associera souvent vers 3 ans (persistance d’une réponse de type Th2/IL-4) à un rhume des foins ou un asthme, parfois à des manifestations migraineuses ou urticariennes. Beaucoup de ces manifestations régressent avant ou après la puberté, 10% des patients continuent à souffrir de cette affection à l’âge adulte.Calcarea carbonica (ou Calcarea iodatum, Calcarea muriatica …) surtout chez le bébé au type correspondant.
Principaux remèdes :
Arsenicum album … Peau très sèche et squameuse. Très irritant, égratignures jusqu’à ce qu’elles soient crues. Les zones de peau non couvertes sont pires. Pire après minuit, air froid. Amélioré à l’air et bain chaud.
Graphites (ch1) … eczéma humide avec suintement semblable à du miel qui recouvre de croûtes. Lent à guérir. Fissures profondes dans la peau. Emplacement : racine des cheveux, derrière les oreilles, plis cutanés, organes génitaux, dos des mains. Pire la nuit et la chaleur. Amélioré par les applications froides.
Petroleum (ch1) … Extrêmement sec, la surface de la peau est rouge et suinte après le grattage. Saigne facilement et s’infecte. Emplacements : paumes, bout des doigts, articulations, organes génitaux. Pire l’hiver et l’air froid. Amélioré à l’air chaud et sec.
Sulfur … Remède le plus courant pour l’eczéma. Zones de peau sèches, squameuses et craquelées. Démangeaisons intenses. Gratte jusqu’à ce qu’il soit saignant. Localisation : racine des cheveux, visage, coudes et genoux. Pire la nuit, à la chaleur du lit. Mieux à l’air frais.
Pensez aussi à :
STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE SIMPLIFIÉE – PROTOCOLE STANDARD
Structure de Prescription Optimisée
Pour chaque patient, après anamnèse complète :
1. SIMILIMUM (Remède Principal)
- 1 polycreste en 30CH ou 10’000K
- 1 dose unique hebdomadaire (9 granules)
- Exception : SEPIA toujours en dose unique
2. PLANTE EN 1DH (Drainage)
- 25g par jour en décoction
- Ou 30 gouttes matin et soir
- Choisie selon le pôle organique dominant
3. NUTRIMENTS (1 à 3 max)
- Si intolérances (Zn/Io perturbés) : L-Glutamine 5g + Enteroprotect
- Si fatigue + Alpha1 bas : FeroMax 1g
- Si stress : Magnésium + B6
4. ÉVICTIONS ALIMENTAIRES
- Si ImuPro disponible : retirer les 3 aliments les plus réactifs
- Sinon : éviction empirique gluten/lait pendant 3 semaines
5. CONSEILS DE BASE
- Hydratation : 1,5L/jour minimum
- Mastication : 20 fois chaque bouchée
- Sommeil : coucher avant 23h
- Activité physique : 30 min/jour
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La seconde consultation : le « pourquoi ? » par le « comment ? »
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Le malade revient :
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a – aucune amélioration = vérifiez l’exactitude de votre choix de symptômes : le remède doit être caractéristique des symptômes généraux et locaux. Cherchez un foyer perturbateur (cicatrice, granulome dentaire, intolérance alimentaire …) qui peut empêcher un remède d’agir, pensez à un NOSODE ou Stock-Nosode (d’une maladie antérieure) et pensez à tonifier les organes du pôle organique qui est « empereur dans la saison » (cf. MTC).
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b – l’amélioration n’est que partielle = attention à la « loi de Hering » : si seuls les symptômes périphériques régressent, cherchez vite un autre remède ! A contrario, un changement symptomatique n’appelle pas forcément un changement de remède.
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c – l’amélioration ne dure pas = vérifiez la durée d’action du remède (sur le « Gibson-Miller » par exemple).
Tenir compte de : Notez que l’effet thérapeutique sera d’autant plus bref que :
l’âge du patient … le malade est un enfant
son tempérament … colérique
le type d’affection … aiguë ou ectodermique
le genre de remède utilisé … minéral, végétal ou animal (bref)
la hauteur de la dilution … basse
NB. si l’effet se révèle bref sans raison, suspectez une lésion tissulaire grave !
Normalement, on a le droit de redonner le remède quand les symptômes reviennent, on peut changer la dilution à ce moment là …
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d – aggravation thérapeutique nette (trop violente ou trop longue) à la suite de la prise du premier remède : utilisez un remède « antidote » (exemple : Stannum sur Arsenicum alb.).
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e – lors de sa répétition, le remède indiqué ne marche plus : cherchez des remèdes complémentaires (la Matière médicale de P. Kollitsch est alors très utile), exemple : certains cas de troubles fonctionnels de la ménopause nécessitent 3 à 4 remèdes qui reviennent périodiquement en moyennes dilution (Lachesis, Sulfur, Ignatia …).
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f – n’hésitez jamais à reprendre les symptômes de votre patient et à (re)répertoriser sur ceux-ci : de nouveaux remèdes (et des synergies) peuvent apparaitre !
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Mais, que les symptômes de votre patient soient améliorés ou pas, cette seconde consultation va vous faire progresser dans la connaissance du « pourquoi des choses », c’est le moment de lui poser la question : « Qu’attendez-vous de moi ? », c’est à dire d’évaluer (avec lui) sa prise de conscience et le niveau de sa demande, pour l’aider à deviner pourquoi il est malade, dans le but de lui apprendre à mieux s’adapter pour ne plus avoir peur de l’avenir et plus simplement s’amuser de la vie.
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1 – parfois le patient est tenté de répondre « rien ». Pourquoi est-il alors revenu consulter ? : « Ce sont mes parents, ma femme, mon mari qui me l’ont conseillé (ou imposé)« . Le tableau se précise, les acteurs se mettent en place. Freud déjà soulignait la fréquence avec laquelle les gens lui étaient envoyés par un membre de leur famille et précisait que lorsqu’il était possible de délivrer ces personnes de leurs troubles, l’amélioration allait rarement dans le sens souhaité par l’entourage ou le conjoint ! Ex. Staphysagria …
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2 – le patient est demandeur. Pourquoi consulte-il ? « Les patients sont malades parce qu’il leur est impossible de remporter les victoires qu’ils souhaitaient … et qu’ils n’en meurent pas ! Il viennent consulter pour être assistés dans les terrifiantes épreuves de leur dangereuse aventure et qu’ils ne peuvent même plus sauver les apparences » (les apparences, c’est ce qu’il s’agit de sauver quand tout est perdu, dit E. Berne). Ainsi, le patient ne vient pas à priori pour changer son scénario, mais pour que vous l’aidiez à comprendre pourquoi son scénario n’avance plus. Il y est accroché, le « lâcher prise » passe par une redéfinission du réel (travail sur la Rate-pancréas, car problème d’adaptation).
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Vous n’êtes pas psychothérapeute, mais en restaurant son physique, vous avez amélioré son émotionnel. Faites-lui alors comprendre que les symptômes présentés ne sont que l’aboutissement d’une spirale pathologique : un vécu de problèmes sans solutions, donc auto-aggravés (il a tendance à faire toujours plus de la même chose) = la seule « voie de sortie » est alors une expression au niveau tissulaire !
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Il existe pourtant une autre solution, c’est de faire la révolution au niveau de « l’image du monde » de ce patient. Le rôle du thérapeute consiste alors à faire en sorte que le patient accepte le retour du refoulé à la conscience. Pour ce faire, il faut et il suffit de savoir :
1 / quoi : savoir ce que l’on doit changer (ce qui signifie qu’il faut connaître l’image du monde en question) : « entendre sa douleur pour comprendre son désir » (Freud).
2 / comment ce changement peut être concrétisé, c’est à dire les méthodes qui permettront de lui proposer la bonne interprétation, au bon moment (!). le remède homéopathique va « changer les lunettes » du patient.
3/ NB. on notera l’absence de pourquoi, de recherche causale tournée vers le passé (= psychanalyse, surtout « patients border-line »), cependant très utiles dans certains cas.
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Il conviendra donc de noter le comportement général du patient : la timidité et l’égocentrisme de Pulsatilla, la volubilité de Lachesis, l’affaissement de Sepia épuisée, la précipitation d’Argentum nitricum, le sans-gêne de Lycopodium qui vous scrute derrière ses lunettes, l’arrogance de Platina … Le médecin homéopathe soigne le malade plus pour ce qu’il EST que pour ce qu’il A !
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Il vous faudra faire la distinction entre adaptation comportementale et pathologie. Puis, lui proposer un ensemble de réflexions simples qui doperont l’effet des remèdes homéopathiques bien choisis : demandez au malade « si il a conscience de se gérer de cette façon ? » , exemples : problématiques de Lycopodium (manque de confiance en lui surcompensé), Sepia (le besoin de contrôle …), Lachesis (revanches à prendre) …. Lui faciliter l’autonomie, en le rendant conscient de ses propres capacités et ressources. Lui proposer de « faire mieux », qu’il sente que vous pouvez lui tenir la main à l’occasion (psychothérapie de soutien +++).
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Explorez minutieusement tout ce que le patient a fait pour résoudre son problème jusque-là. Abandonnez alors le « pourquoi » pour le « comment » = la solution adoptée constitue le problème ! C’est elle qui détermine la nature et la structure de l’intervention adéquate.
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Le remède homéopathique constitue la solution micro-symbolique d’un ensemble de comportements dont les motifs profonds seront dès lors valorisés autrement. L’homéopathie et la psychothérapie humaniste, malgré le caractère apparemment superficiel (aux yeux des universitaires) de leurs démarches, sont en fait des solutions astucieuses à nombre de conflits profonds. Toutes deux se fixent pour but réaliste d’accroître l’habileté du patient à régler les problèmes de sa vie quand ils surgissent (et non de le libérer de tout problème). Guérir un patient, c’est avant tout l’aguerrir !
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Tous ceux qui viennent nous demander de l’aide souffrent de leur relation au monde, quelle qu’elle soit, d’une contradiction non résolue entre le monde tel qu’il apparaît et le monde tel qu’il devrait être (« scénario » = l’image qu’ils s’en sont fait). Il ne leur reste qu’une alternative :
soit intervenir directement sur le cours des événements et faire en sorte que le monde s’approche de l’image qu’ils en ont,
soit, quand le monde ne peut être changé, de faire concorder leur image avec les faits concrets (but spécifique de tout changement thérapeutique).
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La troisième consultation :
Dans les paragraphes précédents, nous avons insisté sur l’intérêt de décoder le sens de la question que le patient se pose à travers ses symptômes. Mais nous avions juste évoqué ses mécanismes de défense … or ceux-ci sont si fréquents et parfois au premier plan, qu’il faut apprendre à les reconnaître. Une des difficultés rencontrées par le thérapeute pour attribuer une juste valeur aux symptômes, consiste justement à évaluer et à déjouer les mécanismes de défense du patient qui ne sont pas forcément reliés à sa problématique diathésique, mais simplement l’expression d’une tentative d’adaptation (comme la colère, les allergies, l’obésité, l’alcoolisme …).
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A – Le patient angoissé utilise ces conduites afin de protéger son mode habituel de fonctionnement, conforme à sa réalité interne, auquel il tient (d’ailleurs, il ne connaît que celui-là) !
La régression : retrouver un plaisir (fixation) pour contrebalancer ses frustrations (phase schizo-paranoïde = objet partiel, exemple : fétichisme)
Le déni : nie une perception, quand le réel échappe à la toute puissance du moi (lorsque les autres mécanismes sont débordés) ! je nie l’existence de cette réalité (ex.: « Tout va bien ! »).
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B – Patient adapté (névrose simple : angoisse de faute, de castration … )
La rationalisation : « Je comprend et maîtrise le problème »,
Le déplacement : hystérie et phobies (représentation associée moins douloureuse),
Le refoulement (défense principale) : cet aspect de la réalité est chassé du conscient.
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C – Patient narcissique (forte ambivalence : amour / haine, immaturité donc angoisse de perte d’objet) …
L’idéalisation : parer l’élu(e) de nombreuses qualités (le thérapeute parfois !),
La dévaluation : disqualifie d’avance (peur de perdre sa position dominante).
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D – Patient border-line (narcissique manipulateur : « Si tu mérites, je t’aimerais » : incertitudes) …
L’emprise (pervers-narcissiques) : désir d’appropriation de l’autre en projetant sur lui son moi-idéal, interdit à l’autre l’accès à la différence (car lutte contre l’angoisse d’abandon)
La projection (position paranoïde) : interprétation de tous les indices perçus dans la réalité comme des signes de persécution qui lui est personnellement adressée (mécanisme de lutte contre une dépression sous-jacente ?). Le désir/danger interne (dépendant des fantasmes, identifications et représentations construites dans la petite enfance) est projeté sur l’externe. Il existe donc un lien direct de la perception du symptôme avec la dimension affective du sujet.
La dépression : éprouvé de dépendance, de faiblesse et de dépréciation. Incapable d’abandonner définitivement l’objet frustrant, on peut observer une évolution maniaque (dénégation) ou mélancolique (fusion avec le mauvais objet).
Le masochisme, forme de sauvetage qui a transformé la douleur en plaisir : mauvais choix !
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E – Patient à structure psychotique (le monde est terrifiant, angoisse de morcellement, clivage spécifique de la « folie » : le symptôme est l’expression directe des pulsions).
N.B. malheureusement hors de portée de la thérapeutique homéopathique …
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Notre but est de mettre à disposition des internautes (étudiants, professionnels de la santé et patients) les renseignements disponibles dans le domaine des médecines douces (en anglais, l’on parle de « complementary and alternative medicine »), au sein d’un concept global d’équilibre du terrain, pour qu’ils participent avec nous au débat ouvert sur la médecine de demain … dans une approche systémique de la santé, des symptômes et des remèdes !
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La consultation homéopathique
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« Presque toutes les soi-disant maladies de l’esprit et de l’âme ne sont originairement autre chose que des maladies du corps, où le symptôme de l’aliénation de l’esprit et de l’humeur a augmenté d’une manière prépondérante, tandis que les symptômes physiques ont diminué, de façon qu’il en résulte enfin une partie marquante, approchant de celle qui se montre dans les maux locaux » S. Hahnemann, l’Organon, paragraphe 234.
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L’homéopathie souffre de la charge affective (conflits et espoirs) accumulée au cours des deux derniers siècles. Nous pourrions parler à présent d’immunologie tissulaire, car la méthode étudie des symptômes organiques et corrige leurs régulations. Par ce biais, l’homéopathie a souvent un effet remarquable sur le mental et mérite d’être utilisée parallèlement à une psychothérapie. L’homme est en permanence à l’écoute, de façon inconsciente, des processus mémoire de son propre corps : quand nous parlons, nous réagissons, une partie de notre discours est empreinte de nos expériences antérieures, mais nous y mêlons ce que nous lisons en nous-mêmes, et nous l’exprimons aussi dans les processus internes de nos organes.
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Un état de conscience nécessite d’être rapporté à une expérience du « soi » dans le temps, donc à un processus mémoire, car la conscience est d’abord celle de la pérennité des schémas corporels dans le temps. Le concept d’organisation holographique du corps justifie ces notions et limite donc le rôle du SNC à un réseau câblé organisant des réponses mémorisées. La thymie, la volonté, l’affectif, l’instinct de conservation… sont gérés au niveau organique le plus élémentaire, et donc susceptibles de s’exprimer organiquement, comme d’être profondément modifiés par un traitement physiologique simple.
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Tout l’art de la consultation consiste pour le thérapeute :
1 – au choix des symptômes (physiques / mentaux, objectifs / subjectifs) qui vont conduire au diagnostic de maladie et de remède : un symptôme traduit la modification d’un comportement. Il est révélateur d’une souffrance (lésion primaire, psychologique ou somatique) ou d’une adaptation nécessaire (hyperfonction compensatrice => lésion secondaire). Mais plus encore, il est à replacer dans le cadre de « l’aventure humaine » de votre patient.
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2 – à négocier avec le patient les changements (prise de conscience pas forcément souhaitée) nécessaires à l’amélioration durable du cas. L’homéopathie est par essence une méthode d’approche psychosomatique du patient, au travers de la matière médicale. C’est à la fois sa richesse et ses limites. Pour aller plus loin dans la compréhension des choses, il ne faut pas hésiter à éclairer la matière médicale de l’abord physiopathologique de la MTC, comme à valoriser les symptômes mentaux et la relation au thérapeute par une approche psychologique humaniste.
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Les praticiens les plus doués peuvent espérer aboutir idéalement au « remède unique » qui va couvrir l’essentiel des symptômes de l’infortuné patient. Notre approche réalise une synthèse logique entre les autres formes de pratique, organisées autour d’un concept diathésique performant. Chaque praticien doit en effet se poser la question de ce qui se cache derrière (causes et mécanismes) les symptômes et du pourquoi de tels ou tels remèdes (types et hiérarchisation) …
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L’expérience démontre que les clientèles des praticiens homéopathes sont différentes :
—> dans une grande ville, celle-ci sera riche de patients dystoniques, de femmes aux troubles hormonaux variés, de rhino-pharyngites enfantines récidivantes,
—> à la campagne, c’est une autre affaire : il faudra trouver une solution immédiate devant un ictus, une septicémie, une gastro-entérite, d’où l’intérêt des CHU (complexes homéopathiques d’urgence – voir chapitre correspondant sur ce site),
—> un spécialiste comme un pédiatre (dont le pain quotidien est fait de beaucoup de manifestations aiguës) n’aura forcément pas la même vision d’un remède qu’un gériatre (qui se débattra avec des pathologies dégénératives multiples), c’est-à-dire qu’ils ne valoriseront pas les mêmes symptômes d’une pathogénésie pourtant unique.
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La première consultation : « comment ? »
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« Nous avons un autre principe d’erreur, les maladies. Elles nous gâtent le jugement et les sens. Si les grandes l’altèrent sensiblement, je ne doute point que les petites n’y fassent impression à leur proportion » B. Pascal (Pensées, tome 2).
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But : partir des symptômes objectifs (ou subjectifs) locaux (expression périphérique) pour remonter aux causalités et problématiques du patient … puis vérifier la validité du dysfonctionnement ainsi mis en évidence sur leurs modalités. Il faut étudier de façon approfondie le patient aux prises avec ses problèmes, connaître de façon aussi complète que possible les circonstances de sa vie, de façon à pouvoir interpréter chaque fait à la lumière de tous les autres, le tout constituant un ensemble dynamique que l’on ne peut simplifier sans le mutiler.
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Quand on considère une consultation d’homéopathie, on s’aperçoit que celle-ci se divise en plusieurs périodes :
une première partie de diagnostic nosologique (comme le praticien allopathe = nom de la maladie)
une deuxième période de diagnostic fonctionnel (état des régulations organiques et stade évolutif selon les phases de Reckeweg)
une dernière période de diagnostic de (ou des) remède(s) et de prescription.
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1 – L’INTERROGATOIRE :
Premier temps : mettre le malade en confiance en explorant ses modes de fonctionnement habituels : connaître son niveau d’études, son environnement socioprofessionnel, familial, parler de ses hobby, de l’origine du nom de famille (son origine ethnique parfois), tout ceci sur un mode amical, c’est à dire que l’on essaie de se trouver des points communs (Kipling fait « apprendre à Mowgli les maître-mots de tous les peuples de la jungle« ). Il s’agit de l’étudier, de le charmer en lui parlant dans la langue de ses préjugés (le « get in tune with » d’Erickson) afin de comprendre comment et sur quels critères il se gère réellement.
NB. 1 – si le patient est amené par le conjoint ou un membre de la famille, il s’agit souvent de personnes infantilisées. Le thérapeute doit alors d’emblée chercher à apparaître comme l’allié possible du patient.
NB. 2 – avoir de la compassion, mais se méfier de l’apitoiement, qui est un aveu d’impuissance.
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Second temps : la « pêche aux symptômes » = question 1 … »Vous venez me voir pourquoi ? »…
Faire le tour des problèmes, en détruisant systématiquement les « étiquettes médicales » proposées par le patient « pour vous aider »: « allergie, colite, stress, migraine, rhumatisme… ». Faire préciser chaque symptôme tel qu’il est perçu, avec ses modalités. Le noter de la façon (parfois baroque) dont le malade l’énonce (cf. S. Hahnemann, l’Organon).
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La difficulté consiste en deux attitudes opposées que le praticien devra alternativement adopter :
A / « Vous venez me voir pourquoi ? » être non-directif … c’est à dire suffisamment à l’écoute des symptômes vécus du patient qui devront être notés avec ses modalités, de la façon (parfois baroque) dont le malade l’énonce (cf. S. Hahnemann, l’Organon). Laissez-le parler librement, sans l’interrompre … mais :
trop loquace, ramenez-le à son sujet,
trop de doléances : demandez-lui de commencer par ce qui lui semble le plus important. Méfiez-vous aussi : avoir de la compassion c’est bien, mais l’apitoiement est un aveu d’impuissance.
muet et intimidé : mettez-le en confiance, ne pressez pas le mouvement, n’insistez pas pour avoir une réponse (une première consultation peut ne servir qu’à « faire connaissance »).
trop joyeux ou désinvolte : attention, ces comportements peuvent cacher une dépression masquée (on parle alors du « rire du pendu » ?!).
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Veillez à ne pas vous laisser influencer, c’est à dire que vous devrez démystifier systématiquement les « étiquettes médicales » proposées par le patient « pour vous aider »: « allergie » (quel type ?), « colite » (quelles douleurs ?), « stress » (quelles contraintes ?), « migraine » (ou céphalées ?), « rhumatismes… ». Il vous faudra, vous aussi, utiliser un vocabulaire simple, le moins technique possible, de façon à être facilement et rapidement compris (exemple : brûlure d’estomac de bas en haut, au lieu de « pyrosis »).
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Laissez-vous guider par le malade qui vous conduira insensiblement vers ce qui l’inquiète le plus. Parfois même… poussez-le aux extrêmes en le faisant rire (façon élégante de relativiser une situation pénible et de déjouer ses résistances).
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B / mais restez systématique : la méthode de l’auto-questionnaire réduisait déjà considérablement le temps de recherche des symptômes personnalisés. Celui-ci a été encore optimisé par la « fiche clinique » qui comprend une soixantaine de mots-clefs cliniques, explorant les cinq grands groupes organiques du corps (et les antécédents personnels et familiaux du patient). Cette « fiche clinique » peut être remplie dans la salle d’attente ou rapidement parcouru et mémorisé sur informatique, en cours de consultation. Chacun de ces mots-clefs peut être précisé en un symptôme personnalisé (2 à 12 choix possibles dans l’arborescence).
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2 – L’EXAMEN CLINIQUE ne diffère pas de l’examen traditionnel (taille, poids, TA, auscultation du cœur et des poumons, TR, examen génital, étude des réflexes ……), mais précisera certains points :
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— la manière dont il (elle) se déshabille : lenteur ou précipitation (gêne articulaire ?), pudeur ou absence de gêne, vêtements déposés en ordre (ou désordre ?)…
— debout : maigreur ou embonpoint plus ou moins localisé (le corps s’enrobe pour se protéger ?), attitude : jambe courte, scoliose, lordose, pieds plats ou creux, varus ou valgus (un podoscope est utile), les veines (varices), les hernies, cicatrices, éruptions du dos, des fesses … …
— assis ou allongé :
la peau (chaleur ou froideur objective, sèche ou grasse, oedèmaciée ou indurée), taches rubis, verrues, cors, fissures (talons, bouche, paupières), cicatrices ++ (souffrance mémorisée), éruptions, odeur, sueurs …
les muqueuses (œil et bouche), les dents (caries, bimétallisme, occlusion…), et la langue (couleur, enduit… cf. MTC),
l’état des ongles (onycophagie ?), l’existence de plaques d’alopécie …
l’appareil ostéo-articulaire ++ : raideurs, contractures et limitations de mouvement, épreuves de pression et de mobilisation (une visite chez un confrère ostéopathe peut être conseillée en cas de doute).
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Une attention particulière sera portée sur les lésions locales qui absorbent l’énergie du patient dans un effort d’adaptation trop important. Nous vous conseillons pour ce faire une formation de base de Neuralthérapie et d’Ostéopathie (voir chapitres correspondants).
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La recherche de la similitude, c’est en général assez difficile !

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Un signe inattendu, paradoxal surgissant pour tout éclairer ? « Key-note » salvateur d’une prescription optimale : n’y comptons pas trop !
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Il convient bien sûr de travailler les modalités d’apparition des symptômes :
Quoi ?, c’est le diagnostic : bien différencier les troubles sensoriels, des troubles fonctionnels et lésionnels
où, quand, comment ?, ce sont les modalités (formes cliniques), phénomènes saisonniers, climatiques, horaires …
par quoi ?, à la suite de … accident, deuil, déception …
avec quoi ? les signes concomitants, ce qui aggrave et améliore
sur qui ? qui est ce malade ? un intellectuel, un nigaud, un gentil, un coléreux … ?
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NB. horaires d’aggravation des principaux remèdes
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3 – Ayez souvent le « bon réflexe » : prise de sang (BNS 24, avec parfois autre examen plus spécialisé), car le sang vous permettra d’évaluer objectivement le rôle relatif des différents niveaux fonctionnels dans la genèse des lésions organiques.
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Mais alors que l’allopathe négligera volontairement les symptômes ne rentrant pas dans le « cadre classique » ou « symptôme pathognomonique » (le « beau cas »), ceux-ci feront les choux gras du médecin homéopathe qui s’en servira pour établir un diagnostic de remède, capable de corriger les dérèglements biologiques et psychologiques du patient, aussi bien dans le cadre de la maladie en cours que dans son évolution personnelle :
— un symptôme (non pathognomonique) a d’autant moins de valeur pour l’homéopathe qu’il est normal dans l’affection en cours, c’est à dire explicable, vague, imprécis, suggéré …
— un symptôme anormal (curieux, contradictoire ou inexpliqué) aura une valeur particulière et sera souligné, si :
il est net, intense, habituel, persistant, en augmentation ou en réapparition,
affecté d’une modalité précise ou ne survenant que dans des circonstances déterminées (périodicités et métastases).
mais parfois l’anomalie peut résider dans l’absence (ex.: l’absence de soif dans la fièvre, l’absence de douleur …),
bien différencier l’expérience réelle, des « rêves » (voyages de l’imaginaire).
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Evitez à ce moment là de penser à un remède particulier, surtout guidé par la morpho-psychologie (le « type-sensible » de certains homéopathes), car si le médecin a la nécessité de trouver quelques repères objectifs, il doit rester neutre, c’est à dire se libérer de son scénario à lui, le fameux « pruritus curentur » (démangeaison de guérir) de notre maître Schmidt.
valorisez le symptôme local et général qui est le motif de la consultation pour le patient, en le replaçant dans une logique de régulation des grands secteurs du corps,
évaluez les symptômes mentaux, les recadrer en sachant qu’ils ne sont la plupart du temps que l’aboutissement d’un échec du scénario (Gui : « fantôme »en chinois = idée fixe ressassée). Ci dessous par exemple qualifiez le contexte du symptôme « colère » :
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ne pas hésiter, si nécessaire, à aborder l’épineuse question de la sexualité, en différenciant bien : la libido = désir (géré par le foie, lié à l’imaginaire), du coït = sa réalisation (géré par le rein, dont dépend la volonté).
essayez de trouver une logique qui rassemble les symptômes (objectifs et subjectifs) énoncés :
— chronologique ou/et de causalité (le « depuis que … »),
exemple 1 : colite puis colibacillose urinaire … suite de traitement hormonal,
exemple 2 : toux et poussée rhumatismale … suite de vaccination, etc …
— anatomique exemple : sinusite et/puis métrite
Le dr A. Rouy insiste sur les relations somatotopiques en rappelant la loi de symétrie corporelle (loi de Folz-Peladan = intérêt des relations privilégiées entre vertèbres homologues et organes dans leur symétrie bipolaire, car à partir d’une ligne virtuelle qui joint l’ombilic au disque vertébral D8-D9, on peut diviser le corps en deux tronçons symétriques)
En clinique, la relation de polarité est évidente dans les troubles fonctionnels comme dans les lésions tissulaires. La matière médicale est d’ailleurs riche de ces affinités homologues (ex.: les fissures anales et buccales de Nitricum acid.), ce qui permet d’écrire : « Tout médicament agit d’une façon analogue sur les organes homologues des deux pôles de l’organisme« .
— physiopathologie classique, exemples :
HTA et ostéoporose post-ménauposique = déplacement de la masse calcique de l’os vers l’endartère des vaisseaux
asthme et eczéma alternant sur antécédents atopiques familiaux… (cas d’Antimonium crud. et Antimonium tartaricum).
— MTC qui explique les riches modalités de notre belle doctrine hahnemanienne :
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Saveurs : désir d’une saveur = pas d’énergie perturbée au pôle correspondant, exemples :
un patient avec « Foie en insuffisance » (ex.: Sepia) va rechercher l’acide (vinaigre, cornichons …) et un jour, elle ne le supportera plus : elle est passée en « vide » et va donc rechercher le salé (pour nourrir le foie)
un patient avec un « Foie en plénitude » va rechercher le sucré, afin de protéger sa Rate-pancréas.
NB. : la saveur tonifie l’organe, l’odeur tonifie le viscère.
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Horaires = cycle circadien, surtout pour les insuffisances d’organes (exemple : hypoglycémie de 11 h = problème de rate-pancréas)
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Saisonnières = qui est l’empereur de la saison ? exemple : dermatose type chaleur, aggravée en été (le feu fond le métal).
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Pressions, massages, positions = insuffisance de Qi ou plénitude de sang ou Yang ?
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Ecoulements =
si améliorés : plénitude ou dispersion d’une énergie perturbée,
si aggravés : insuffisance de liquide organique (sang, eau et sels minéraux).
couleur et irritabilité ?
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Désirs = adaptations comportementales de nécessité pour suppléer une insuffisance,
Aversions = signent la présence d’une énergie perturbée (comportement de lutte contre une plénitude).
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Améliorations et aggravations : symptômes généraux qui signent une adaptation de nécessité : « Je sais que ça me fait mal, mais je ne peux pas m’en empêcher !«
Par exemple : Argentum nitricum (perte de repères = rate) qui met 4 sucres dans son café, même si cela lui donne des brûlures d’estomac !
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Expliquer (éventuellement) les relations ainsi mises en évidence au patient, ce qui aura pour effet de lui faire comprendre la logique existant derrière tous ces symptômes vécus comme inquiétants (rassure et permettra d’éviter les erreurs interprétatives ou thérapeutiques susceptibles d’aggraver le cas). Et de lui faire découvrir que vous êtes non seulement plus sympathique, mais aussi infiniment plus malin que les confrères consultés précédemment.
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Les difficultés rencontrées :
Il est délicat de ne pas influencer le patient par des questions directes (réponses en oui – non) qui risquent de le suggestionner. D’un autre côté, ne pas trop le laisser divaguer non plus : restez sur des symptômes précis et « faites le tour du cas » (cf. notre fiche clinique d’auto-évaluation avec ses 60 cases à cocher).
les « maladies défectives » : peu de symptômes précis … faire évoquer au malade son enfance ou/et comparer les problèmes soulevés avec les données biologiques des BNS24 (cf. « Biologie fonctionnelle »). Prenez en considération ce que le malade ressent, plus que l’aspect objectif des choses,
les « cas brouillés » : le malade est confus, logorrhéique, se noie dans les détails, il a des symptômes changeants, a reçu et prend encore beaucoup de remèdes (hypolipémiants, tranquillisants, corticoïdes…),
les maladies épidémiques, ex.: la grippe (à caractère différent chaque année) ou les oreillons, la rougeole, rubéole… utilisez le remède homéopathique à l’affection (signes caractéristiques communs). Si le malade présente des symptômes différents au génie épidémique, préférez alors le remède qui lui est semblable, mais toujours en évaluant le niveau (gravité) de l’atteinte organique.
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La stratégie thérapeutique :
Une prescription pluraliste se justifie, si elle constitue une suite logique et synergique de remèdes destinés à corriger les différents désordres observés, expressions pathologiques focales d’une (ou de plusieurs) déformation(s) du vécu du malade.
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La répertorisation (développée dans un autre dossier) se fera sur la base du « trépied de Hering« : c’est à dire d’au moins trois symptômes personnalisés : « Un minimum de symptômes de valeur maximum » disait Kent.
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Trois erreurs sont à éviter :
— croire que de nombreux symptômes banaux vont vous conduire au bon remède par recoupement,
— se baser exagérément sur une modalité rare, anormale : pseudo « key-note » qui ne se vérifie pas sur l’ensemble des symptômes du cas,
— un ensemble de symptômes curieux peut être l’expression d’un comportement adaptatif émotionnel (disproportionné ou dérangeant) dont le patient a pourtant un besoin vital dans un environnement donné : non directement pathologique, donc à respecter dans un premier temps.
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En homéopathie, la prescription optimale consistera en l’association d’un remède en haute dilution (toxique) et d’un remède en basse dilution (atoxique) …car la suppression d’un « Yang apparent » (haute dilution) doit toujours être compensée par un remède qui « nourrit le Yin » (draineur végétal de ce groupe de remèdes).
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Le remède en haute dilution (si les émonctoires sont fonctionnels seulement) gommera le « scénario de vie » pathologique : le malade « sans les lunettes de ses préjugés » voit soudain le monde tel qu’il est (choc du réel => risque d’aggravation thérapeutique), il faudra différencier :
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1/ Le remède personnel du patient, problématique individuelle, liée la plupart du temps à un vécu ancien (de type anima/animus … Poumon -> Foie : axe des programmations familiales ?)
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2/ Le remède d’adaptation (axe des solutions sociales), exemples : Arsenicum alb. sur Lycopodium, Lachesis sur Calcarea carb., Platina sur Pulsatilla …
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3/ Le remède tissulaire, en basse dilution est important, car, en même temps que vous allez chercher le remède similimum, il vous faut penser à trouver la plante qui va nourrir la structure souffrante en protégeant le patient de l’aggravation thérapeutique de la haute dilution.
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De deux choses l’une :
A – vous avez profité de cette consultation pour faire un BNS-24 : la plante de « drainage » vous est proposée par le logiciel, en même temps qu’est dévoilé le mécanisme et le niveau des dysfonctions.
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B – vous n’avez pas de BNS à disposition : vous choisirez alors (en basses dilutions) des plantes à polarités d’organe connues (et les plus facilement disponibles). Par exemple :
FOIE = Choléodoron (mélange Curcuma + Chelidonium), Taraxacum ou Carduus marianus anémie), Aesculus ou Aloe (hémorroïdes)
CŒUR = Arctium lappa ou Crataegus, Hamamelis (veines)
RATE-PANCREAS = Ceanothus ou Syzygium (diabète)
POUMON = China (fatigue), Senega (toux)
REIN = Solidago ou Berberis (lithiase) …
L’appareil génital féminin = Viburnum (dysmenorrhée), Thlaspi bursa pastoris (hémorragie)
L’appareil génital masculin = Clematis erecta (cystite), Sabal serulata (prostate) …
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C – Vous pouvez vous guider par la rubrique « hôpital » du site ou utiliser les mélanges complexes des laboratoires.
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Si la maladie est grave (relativement), chronique (plusieurs années) et que tout aggrave (même l’homéo !), c’est une situation de « vide » qui nécessite de commencer par la prescription d’un NOSODE (ou Stock-nosode)
Un nosode de diathèse sera indiqué en première intention dans la situation de vide de l’élément diathésique correspondant. C’est à dire pour débarrasser un élément « en vide » des symptômes des pôles organiques qui l’ont envahi (souvant celui qui le nourrit et celui qui le contrôle). Exemple : Psorinum (frileux) a beaucoup de symptômes de peau (Poumon) et dépression (Rein).
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Un stock-nosode (biothérapie) peut être utile dans une maladie chronique, sur la notion d’étio-pathogénie, exemples :
cystite chronique = Colibacillinum (ou germe en cause)
furonculose = Staphylococcinum
suite d’angine = Streptococcinum …etc.
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Difficultés pour le praticien à faire la synthèse du cas :
— mélanger les symptômes (et les remèdes) d’une maladie intercurrente (aiguë) et d’une maladie chronique,
— donner trop de remèdes : soit pour en changer (adjonctions symptomatiques qui déforment le cadre naturel), soit pour répéter le premier dont l’effet se fait attendre (risque d’effet pathogénésique !).
— évaluer la gravité de l’atteinte : si la maladie est grave (la structure est atteinte = phases 4/5 ou 6 de Reckweg), il ne faut pas toucher à un organe en insuffisance grave ou lésé. Dans ce cas, il est préférable de commencer par un traitement bas dilué, surtout dans les pathologies en « ite » (feu : appeler les pompiers, avant de s’occuper du style de la maison qui est en train de brûler !), choisi en fonction de la confrontation entre les symptômes cliniques et les symptômes biologiques (BNS en particulier, car le sang est le véhicule de la relation entre le corps, l’âme et l’esprit).
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A force d’observer les jeunes confrères dans leur interrogatoire, je tiens à préciser qu’il est inutile de perdre du temps avec un « symptôme digression » dont vous ne pouvez rien faire : pas de modalité précise, induit par un traitement annexe … Un symptôme traduit la modification d’un comportement, il est révélateur d’une souffrance (lésion primaire, psychologique ou somatique) ou d’une adaptation nécessaire (hyperfonction compensatrice => lésions secondaires). Mais plus encore, il est à replacer dans le cadre de « l’aventure humaine » de votre patient.
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N.B. Le terme « métastase » utilisé en médecine, désigne le changement de siège et de forme d’une maladie (son utilisation « moderne » limite sa signification à la présence d’un foyer prolifératif secondaire). Pourtant les métastases en médecine sont nombreuses. Elles peuvent être centripètes, d’autant plus fréquentes d’ailleurs que sont appliqués des traitements suppressifs (ex.: Colchicum = goutte articulaire + néphrite albumineuse), centrifuges spontanément ou après un traitement partiel (Abrotanum = hémorroïdes après RAA), alternantes de latéralité (exp.: Lac caninum) ou de siège organique (exp.: Sanguinaria = céphalées + vomissements + diarrhée). Le répertoire est alors un puissant outil pour trouver le remède qui couvre les différentes manifestations d’un même trouble.
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Notre but est de mettre à disposition des internautes (étudiants, professionnels de la santé et patients) les renseignements disponibles dans le domaine des médecines douces (en anglais, l’on parle de « complementary and alternative medicine »), au sein d’un concept global d’équilibre du terrain, pour qu’ils participent avec nous au débat ouvert sur la médecine de demain … dans une approche systémique de la santé, des symptômes et des remèdes ! - ANECDOTES THÉRAPEUTIQUES À VALEUR ÉDUCATIVE – DOCUMENT ENRICHI
- L’Expérience Clinique du Dr Jean-Yves Henry
- Une Approche Intégrative de la Médecine – 50 ans de pratique
- 1. LA DÉCOUVERTE DU RÔLE CRUCIAL DES INTOLÉRANCES ALIMENTAIRES
- Le Cas de la Patiente de 67 ans : La Leçon de l’Épaule Douloureuse
- Leçon éducative : « Ne jamais sous-estimer l’impact digestif sur les symptômes à distance »
- Présentation initiale
- Une femme de 67 ans se présente à la consultation avec une plainte principale : une douleur persistante à l’épaule droite qui l’empêche de dormir depuis plusieurs mois. Elle a consulté plusieurs spécialistes, fait des radiographies, une échographie, sans qu’aucune lésion articulaire ne soit mise en évidence. Les anti-inflammatoires n’apportent qu’un soulagement temporaire et incomplet.
- L’examen clinique révélateur
- Le Dr Henry procède à un examen minutieux. L’articulation de l’épaule est effectivement douloureuse, mais sans signe inflammatoire local évident (pas de chaleur, pas de rougeur, pas d’œdème). Le traitement local par acupuncture et manipulation douce apporte un soulagement immédiat, mais la patiente revient deux semaines plus tard avec la même douleur.
- Le tournant diagnostique
- C’est alors que le Dr Henry décide d’approfondir l’interrogatoire. Il découvre que la patiente souffre également :
- D’une fatigue chronique inhabituelle pour son âge
- De ballonnements après les repas
- D’une tendance aux infections à répétition (grippe persistante)
- D’une incapacité à faire de la fièvre au-delà de 38.5°C
- Ce dernier point attire particulièrement son attention : l’absence de fièvre élevée est un signe d’immunosuppression.
- La révélation biologique
- Le test ImuPro22 (test d’intolérances alimentaires sur 22 aliments de base) révèle :
- Une intolérance majeure au lait de vache (IgG +++)
- Une intolérance significative au gluten (IgG ++)
- Des marqueurs d’inflammation intestinale chronique
- Le BNS (Bilan Nutrition-Santé) confirme :
- Hyper Iode et Zinc : signature biologique typique des intolérances alimentaires
- Hypo Alpha1 : tendance à l’inflammation de bas grade
- Stress oxydatif important (Euglobulines élevées)
- Le protocole thérapeutique
- Éviction alimentaire stricte : suppression totale du lait et du gluten pendant 3 mois minimum
- Réparation intestinale : L-Glutamine 5g/jour (cicatrisant de la muqueuse)
- Soutien hépatique : Desmodium 1DH, 30 gouttes/jour
- Modulation immunitaire : Probiotiques spécifiques
- L’évolution spectaculaire
- Après 2 mois d’éviction alimentaire stricte :
- Disparition totale de la douleur à l’épaule sans aucun traitement local
- Résolution complète de l’insomnie
- Amélioration spectaculaire de l’énergie : « Je me sens 10 ans plus jeune ! »
- Normalisation de la réponse fébrile : lors d’un épisode grippal ultérieur, température à 39.5°C
- L’enseignement profond
- Cette patiente illustre parfaitement le concept d’inflammation systémique de bas grade induite par les intolérances alimentaires. L’inflammation intestinale chronique génère des complexes immuns circulants qui vont se déposer préférentiellement dans les zones de faiblesse constitutionnelle (ici l’épaule droite). La suppression symptomatique (anti-inflammatoires) ne fait que masquer temporairement le problème sans traiter la cause.
- Principe thérapeutique majeur : « L’intestin est le siège de 70% de notre système immunitaire. Un intestin enflammé est la porte ouverte à toutes les pathologies chroniques. »
- Le Directeur Informatique et la Protéinose Alvéolaire : Une Maladie « Incurable » Guérie par l’Éviction
- Leçon : « Les maladies dites incurables peuvent avoir des causes simples »
- Un diagnostic désespérant
- Monsieur R., 52 ans, directeur informatique dans une grande entreprise genevoise, est un homme méticuleux et rationnel. Après des mois de dyspnée progressive, de toux sèche et d’épuisement, le diagnostic tombe comme un couperet après bronchoscopie et biopsie : PROTÉINOSE ALVÉOLAIRE.
- Cette maladie rare (1 cas sur 100 000) d’étiologie officiellement inconnue se caractérise par l’accumulation de matériel protéique dans les alvéoles pulmonaires, empêchant progressivement les échanges gazeux. Le pronostic est sombre, le seul traitement proposé étant des lavages pulmonaires répétés sous anesthésie générale.
- L’approche différente
- Le Dr Eric Harder, confrère du Dr Henry à Genève, refuse de se résigner. Il demande un bilan complet incluant :
- Un test IgG3 alimentaire étendu (100 aliments)
- Un BNS24 pour évaluer le terrain
- La découverte surprenante
- Le test révèle des intolérances majeures à :
- Tous les féculents (pommes de terre, riz, pâtes)
- Le tournesol (huile et graines)
- Les fruits à coque (amandes, noisettes, noix)
- Le BNS montre :
- Hypo Albumines : sécheresse tissulaire importante
- Hyper Bêta et Gamma : terrain auto-immun confirmé
- Tests Acide, Zinc et Iode très élevés : signature de l’intolérance alimentaire massive
- Le traitement révolutionnaire dans sa simplicité
- Arrêt strict de tous les aliments incriminés
- Glycyrrhiza glabra (Réglisse) 1DH : 30 gouttes/jour (anti-inflammatoire et immunomodulateur)
- Glechoma hederacea (Lierre terrestre) TM : 20 gouttes 2x/jour (antiseptique pulmonaire)
- Le résultat inespéré
- En trois semaines seulement :
- Amélioration clinique spectaculaire
- Disparition progressive de la dyspnée
- Reprise d’une activité normale
- Le patient reste stable pendant un an, jusqu’à ce qu’il commette une erreur fatale…
- La rechute éducative
- Par peur de la grippe saisonnière, Mr R. se fait vacciner contre l’avis du Dr Henry. Résultat immédiat :
- Rechute brutale avec dyspnée sévère
- DLCO (capacité de diffusion pulmonaire) chute à 45%
- Nécessité d’un lavage pulmonaire de 8 heures
- Cette rechute confirme le rôle crucial du système immunitaire dans cette pathologie. La vaccination a relancé la réaction auto-immune sous-jacente.
- Les principes thérapeutiques validés
- « L’étiologie inconnue » est souvent une étiologie non recherchée
- Les intolérances alimentaires peuvent mimer n’importe quelle pathologie
- La modulation immunitaire doit être douce et progressive
- Les vaccinations peuvent décompenser un terrain auto-immun fragile
- 2. L’ERREUR DE LA SUPPRESSION SYMPTOMATIQUE
- L’Eczéma Rentré et ses Conséquences : Le Cas de la Gentille Vieille Dame
- Leçon : « La suppression d’un symptôme peut aggraver la maladie »
- L’histoire classique
- Le Dr Henry raconte avec émotion : « C’était une gentille vieille dame de 72 ans, toujours souriante malgré ses problèmes. Elle souffrait depuis des années d’un eczéma généralisé du corps, particulièrement invalidant sur les mains et les avant-bras. »
- Le parcours médical habituel
- Suivie par un dermatologue réputé, elle avait essayé :
- Corticoïdes locaux de puissance croissante (Diprosone, Dermoval)
- Tacrolimus (immunosuppresseur local)
- Ciclosporine per os pendant 6 mois
- Photothérapie UVB
- Chaque traitement n’avait qu’un effet suspensif : l’eczéma revenait dès l’arrêt, souvent plus étendu qu’avant.
- L’analyse par le BNS
- Le profil biologique révèle :
- Hyper Zinc : caractéristique des lésions suintantes
- Hyper Bêta + Gamma : inflammation chronique avec composante auto-immune
- Hypo Albumines : sécheresse tissulaire paradoxale malgré les lésions suintantes
- Cette configuration indique que l’eczéma est une tentative d’élimination de toxines que l’organisme ne parvient pas à évacuer par les voies naturelles.
- Le traitement de terrain
- Au lieu de supprimer l’eczéma, le Dr Henry décide de l' »accompagner » :
- Borrago officinalis (Bourrache) 1DH : 30 gouttes/jour
- Riche en acides gras essentiels
- Régule la production de sébum
- Anti-inflammatoire naturel
- Juniperus communis (Genévrier) TM : 20 gouttes 2x/jour
- Draineur rénal puissant
- Élimine les toxines métaboliques
- Antiseptique
- Traitement local : Cérat de Galien simple (sans corticoïdes)
- L’évolution en trois phases
- Phase 1 (3 premières semaines) : Aggravation apparente
- L’eczéma devient plus rouge, plus étendu
- Mais paradoxalement moins prurigineux
- La patiente se sent mieux globalement
- Phase 2 (2ème mois) : Stabilisation
- Les lésions cessent de s’étendre
- Début de cicatrisation au centre des plaques
- Amélioration du sommeil
- Phase 3 (3ème-4ème mois) : Guérison durable
- Disparition progressive de l’eczéma
- Peau retrouve sa souplesse
- Pas de récidive à 2 ans
- Le concept révolutionnaire
- « La maladie n’est pas l’ennemi, c’est la solution que l’organisme a trouvée à un problème plus profond. »
- L’eczéma était ici une soupape de sécurité permettant l’élimination cutanée de toxines que les reins et le foie ne parvenaient plus à traiter. La suppression de cette soupape par les corticoïdes ne faisait qu’augmenter la charge toxique interne.
- Le Piège de l’Atopie : Le Cas du Petit Camille
- Leçon : « L’importance de l’histoire clinique dans l’atopie »
- Un enfant aux multiples symptômes
- Camille, né en 2010, est présenté par sa maman désespérée. L’histoire commence dès la naissance :
- À 3 mois : « croûtes de lait » importantes sur le cuir chevelu
- À 6 mois : première otite séreuse
- À 2 ans : début du rhume des foins
- À 4 ans : première crise d’asthme
- À 7 ans : migraines avec vomissements
- À 11 ans : diagnostic de TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité)
- Le diagnostic crucial
- « On peut affirmer ce diagnostic d’ATOPIE à cause de l’eczéma du cuir chevelu avant l’âge de 6 mois », explique le Dr Henry. Cette apparition précoce est pathognomonique (caractéristique spécifique) de l’atopie génétique.
- L’escalade thérapeutique inefficace
- Les parents ont tout essayé :
- Focalin 15mg/jour pour le TDAH : amélioration de la concentration mais effets secondaires
- Vitamine B2 200mg/jour pour les migraines : sans effet
- Périactine (antihistaminique) : résultats décevants
- Multiples crèmes pour l’eczéma : récidives constantes
- L’analyse intégrative
- Le BNS révèle :
- Hypo Alpha1 + Bêta : insuffisance hépatique fonctionnelle
- Euglobulines élevées : stress oxydatif majeur
- Hypo Iode + Zinc : intolérances alimentaires chroniques multiples
- Le test ImuPro confirme :
- Intolérance majeure au lait de vache
- Sensibilité au gluten
- Réactions croisées avec pollens de bouleau (pommes, noisettes)
- Le protocole personnalisé
- BETULA PUBESCENS (bourgeon de bouleau blanc) :
- Effet diurétique et anti-allergique
- Spécifique de l’eczéma atopique
- 5 gouttes 3x/jour en gemmothérapie D1
- Éviction alimentaire stricte et définitive du lait
- Réparation intestinale avec ENTEROPROTECT
- Soutien hépatique adapté à l’enfant
- L’évolution sur 6 mois
- Disparition des migraines en 3 semaines
- Amélioration de 80% de l’eczéma
- Concentration améliorée sans Focalin
- Plus d’otites séreuses
- Le pronostic éducatif
- Le Dr Henry explique aux parents : « L’évolution de ces enfants atopiques suit la règle des tiers :
- 1/3 guérissent à la puberté
- 1/3 guérissent vers 20 ans
- 1/3 restent sensibles toute leur vie
- Mais avec une prise en charge précoce et adaptée, on peut considérablement améliorer le pronostic. »
- 3. LES DÉCOUVERTES SURPRENANTES
- Le Prothésiste Dentaire Dépressif : L’Intoxication Professionnelle Insoupçonnée
- Leçon : « Toujours penser aux intoxications professionnelles dans les pathologies inexpliquées »
- Un tableau dépressif résistant
- Monsieur D., 48 ans, prothésiste dentaire depuis 25 ans, consulte pour une dépression sévère résistante à tous les traitements :
- Antidépresseurs essayés : Prozac, Effexor, Seroplex, sans succès
- Psychothérapie : 3 ans, amélioration minime
- Symptômes persistants :
- Fatigue extrême dès le réveil
- Perte totale de motivation
- Troubles de la mémoire récente
- Irritabilité croissante
- Idées suicidaires récurrentes
- L’interrogatoire professionnel révélateur
- Le Dr Henry, intrigué par la résistance au traitement, approfondit l’anamnèse professionnelle :
- « Que faites-vous exactement dans votre travail ? »
- « Je fabrique des couronnes et des bridges en or depuis 20 ans »
- « Comment travaillez-vous l’or ? »
- « Je le fonds au chalumeau, je le coule, je le polis… »
- Le détail crucial : « Il manipulait au chalumeau – et respirait donc – de l’or en fusion »
- La révélation du BNS
- Le profil biologique est stupéfiant :
- Test Aurum isolé à +3 écarts-types !
- Jamais vu dans la base de données de 120 000 cas
- Confirmation d’une intoxication chronique à l’or
- Les autres paramètres montrent :
- Hyper Mercurius : co-intoxication au mercure (amalgames)
- Hypo Albumines : épuisement métabolique
- Perturbation du métabolisme des neurotransmetteurs
- La compréhension physiopathologique
- L’or, métal noble en bijouterie, devient toxique quand il est inhalé sous forme de microparticules :
- Accumulation dans le système nerveux central
- Perturbation de la synthèse de sérotonine
- Blocage des enzymes mitochondriales
- Induction d’un état dépressif « métallique »
- En homéopathie, Aurum metallicum est d’ailleurs LE remède de la dépression suicidaire !
- Le protocole de détoxification
- Arrêt immédiat de l’exposition :
- Port d’un masque FFP3 au travail
- Installation d’une aspiration à la source
- Changement de poste progressif
- Chélation douce :
- Chlorella 3g/jour : chélateur naturel des métaux lourds
- Coriandre TM : 30 gouttes 2x/jour (mobilise les métaux des tissus)
- Ail des ours : protège pendant l’élimination
- Soutien hépatique et rénal :
- Desmodium pour le foie
- Orthosiphon pour les reins
- Traitement homéopathique :
- Aurum metallicum 30 CH : 1 dose/semaine (drainage homéopathique)
- L’évolution spectaculaire
- 1er mois : Amélioration de la fatigue
- 3ème mois : Disparition des idées suicidaires
- 6ème mois : Retrouve sa joie de vivre
- 1 an : Guérison complète, reconversion professionnelle réussie
- Les enseignements majeurs
- « La dépression résistante cache souvent une cause organique »
- L’exposition professionnelle est sous-diagnostiquée
- Les métaux lourds perturbent profondément le psychisme
- La détoxification doit être progressive et accompagnée
- Le Vitiligo et les Métaux Lourds : Une Hypothèse Révolutionnaire
- Leçon : « Les hypothèses nouvelles peuvent ouvrir des portes thérapeutiques inattendues »
- Un constat d’échec
- Le Dr Henry suit depuis des années une vingtaine de patients atteints de vitiligo, cette dépigmentation cutanée considérée comme incurable. Les traitements classiques (PUVA-thérapie, corticoïdes, tacrolimus) n’apportent que des résultats décevants.
- L’observation clinique minutieuse
- En analysant les BNS de ces 20 patients, des constantes émergent :
- Bilans avec hyper Gamma-précipitines : typique des maladies auto-immunes
- Tests Argentum (Argent) significativement déviés dans 15 cas sur 20
- Tests Zincum élevés dans 12 cas sur 20
- Association fréquente avec d’autres pathologies : thyroïdite, diabète, lupus
- L’hypothèse novatrice
- « L’affinité pour l’Argent pose le problème du rôle particulier des cellules argentaffines hypophysaires dans le développement de cette affection », note le Dr Henry.
- Les cellules argentaffines sont des cellules neuroendocrines qui :
- Captent et concentrent l’argent
- Produisent des hormones régulant la mélanogenèse
- Peuvent être perturbées par les métaux lourds
- Le cas index révélateur
- Madame L., 42 ans, coiffeuse, développe un vitiligo rapidement extensif après 15 ans de métier :
- Exposition quotidienne aux colorations capillaires (métaux lourds)
- Utilisation de bijoux en argent (bagues, bracelets)
- Amalgames dentaires multiples
- Son BNS montre :
- Argentum à +2,5 écarts-types
- Plomb et Cadmium détectables
- Stress oxydatif majeur
- Le protocole innovant
- Une consœur dermatologue du groupe teste un protocole révolutionnaire :
- Détoxification des métaux lourds :
- Chlorella 5g/jour pendant 6 mois
- Huile de requin : 2 capsules/jour (protection cellulaire)
- Sélénium : antagoniste des métaux lourds
- Traitement homéopathique spécifique :
- Arsenicum sulfur flavum 30 CH : remède du vitiligo
- Argentum nitricum 15 CH : drainage de l’argent
- Sepia 30 CH : régulation hormonale (remède du Zinc)
- Soutien de la mélanogenèse :
- L-Tyrosine : précurseur de la mélanine
- Cuivre : cofacteur de la tyrosinase
- Vitamine B12 : souvent déficitaire
- Les résultats encourageants
- Sur les 8 patients ayant suivi le protocole complet pendant un an :
- 3 cas de repigmentation complète
- 4 cas de stabilisation avec repigmentation partielle
- 1 cas sans amélioration
- « Un beau résultat » commente le Dr Henry, « pour une maladie réputée incurable ».
- Les implications thérapeutiques
- Le vitiligo n’est pas qu’une maladie auto-immune
- L’intoxication aux métaux lourds peut être un facteur déclenchant
- La détoxification ouvre de nouvelles perspectives
- L’approche doit être systémique, pas seulement locale
- 4. L’IMPORTANCE DU TERRAIN VS LE DIAGNOSTIC
- La Maladie de Crohn : 7 Cas, 7 Terrains Différents
- Leçon : « Une même maladie peut avoir des causes multiples – traiter le terrain, pas l’étiquette »
- Le Dr Henry présente une analyse fascinante de 7 patients atteints de maladie de Crohn, tous avec le même diagnostic confirmé par biopsie, mais avec des profils biologiques totalement différents.
- Cas n°1 : Femme née en 1937 – L’Inflammation Sub-aiguë
- Présentation clinique
- 5 à 8 selles/jour avec glaires et sang
- Douleurs abdominales permanentes
- Perte de poids de 12 kg en 6 mois
- Sous Pentasa sans grande amélioration
- Profil BNS
- Hyper Alpha 2 : inflammation des muqueuses
- Euglobulines normales : pas de stress oxydatif
- Tests normaux : pas d’intolérance alimentaire
- Traitement personnalisé
- BARDANE (Arctium lappa) TM : 30 gouttes 2x/jour
- Anti-inflammatoire spécifique des muqueuses
- Dépurative douce
- Prébiotique naturel
- Évolution : Amélioration en 3 semaines, rémission complète en 3 mois
- Cas n°2 : Homme 38 ans – La Sécheresse Tissulaire
- Histoire dramatique
- Crohn diagnostiqué à 25 ans
- Déjà opéré 3 fois (résections iléales)
- Fistules récidivantes
- État cachectique
- Profil BNS caractéristique
- Ammonium élevé : marqueur de Lycopodium (sécheresse hépatique)
- Arsenicum élevé : tension nerveuse, anxiété majeure
- Acide bas : tendance aux fissures anales
- Approche thérapeutique
- THÉ CHINOIS (Thea chinensis) 1D : 30 gouttes/jour
- Précurseur du GABA (anxiolytique naturel)
- Anti-oxydant puissant
- Régénérant des muqueuses
- SILICEA 6DH : 3 mesures/jour (sel de Schüssler)
- Régulateur du système réticulo-endothélial
- Cicatrisant des fistules
- Résultat : Stabilisation, plus d’intervention chirurgicale depuis 5 ans
- Cas n°3 : Enfant de 15 ans – L’Immunosuppression Iatrogène
- Contexte médical lourd
- Sous Imurel (azathioprine) depuis 2 ans
- Corticoïdes 20mg/jour
- Régime sans sel et sans résidus
- Retard de croissance important
- BNS alarmant
- Hypo global : typique des immunosuppressions
- Albumines très basses : dénutrition + maladie organique
- Magnesia bas : douleurs chroniques épuisantes
- Stratégie de sauvetage
- RÉGLISSE (Glycyrrhiza glabra) 1DH : 30 gouttes/jour
- Effet cortisone-like naturel
- Permet de diminuer les corticoïdes
- Anti-inflammatoire intestinal spécifique
- SILICEA 6DH : soutien immunitaire
- Complémentation : Fer, B12, Vitamine D, Zinc
- Évolution : Sevrage progressif des corticoïdes, reprise de croissance
- Cas n°4 : Homme 42 ans – Le Stress Métabolique
- Profil particulier
- Crohn + léger surpoids (rare dans cette maladie)
- Boulimie compensatoire
- Anxiété majeure
- BNS paradoxal
- Hypo global SAUF Arsenicum élevé : tension nerveuse extrême
- Suggère une composante psychosomatique importante
- Traitement
- CURCUMA XANTHORRHIZA :
- Anti-inflammatoire intestinal
- Hépatoprotecteur
- Anxiolytique doux
- Cas n°5 : Femme 52 ans – La Double Auto-immunité
- Complexité clinique
- Crohn + Polyarthrite rhumatoïde
- Sous Humira (anti-TNF alpha)
- Sous Méthotrexate
- Approche intégrative
- RÉGLISSE : immunomodulation
- Protocole anti-inflammatoire renforcé
- Surveillance hépatique stricte
- Cas n°6 : Femme 28 ans – Les Comorbidités Cutanées
- Tableau multiple
- Crohn depuis 18 mois
- Acné sévère
- Eczéma généralisé
- En cours d’allaitement
- BNS révélateur
- Zinc et Iode élevés : signature des intolérances alimentaires
- Hypo Alpha 1 : anémie (allaitement + malabsorption)
- Solution
- RÉGLISSE + éviction alimentaire stricte
- Résultat spectaculaire en 6 semaines
- Cas n°7 : Homme 69 ans – L’Évolution sur 40 ans
- Histoire longue
- Crohn depuis l’âge de 27 ans
- Ablation iléon + colon en 1992
- Évite le gluten depuis 10 ans : amélioration nette
- Prend 11 vitamines + oligoéléments + glutamine
- La leçon du patient expert Ce patient a découvert empiriquement ce que la science confirme : le rôle des intolérances alimentaires dans les MICI.
- Les Enseignements Majeurs de cette Étude
- « Un BNS12 et un test ImuProScreen semblent représenter le bilan minimum » pour comprendre le niveau évolutif de cette affection aux multiples visages
- La RÉGLISSE est le meilleur traitement en phase aiguë mais ne peut être prolongée (risque d’HTA)
- Les intolérances alimentaires sont présentes dans 6 cas sur 7
- Chaque patient nécessite une approche personnalisée
- Le traitement du terrain est plus important que la suppression des symptômes
- 5. CAS PRATIQUES WEBINAIRES – LECTURES DE BNS
- L’Agriculteur de 58 ans : Un Terrain Complexe
- Histoire clinique Homme de 58 ans, agriculteur, divorcé et remarié, père de deux filles.
- Antécédents
- Hémochromatose diagnostiquée en 2000
- 39 saignées effectuées de 2002 à 2014
- Ferritine actuellement normale (stabilisée)
- Maladie de Lyme en 2009
- Psoriasis étendu
- Tempérament calme en apparence
- Pratique régulière de la course à pied
- Analyse du BNS « C’est intéressant ce cas », commente le Dr Henry. « Vous savez que moi, je ne me lance jamais dans la biologie tout de suite. »
- Le profil montre :
- Terrain « intoxiqué » avec tendance vasculaire dominante
- Signature de l’hémochromatose stabilisée
- Inflammation chronique de bas grade (psoriasis)
- Stress oxydatif lié aux expositions professionnelles (pesticides)
- Approche thérapeutique intégrative
- Drainage hépatique : nécessaire chez cet agriculteur exposé
- Soutien vasculaire : prévention des complications de l’hémochromatose
- Traitement du psoriasis : approche de terrain, pas seulement locale
- Gestion du stress post-Lyme : système immunitaire à rééquilibrer
- Enseignements
- Les pathologies multiples nécessitent une hiérarchisation thérapeutique
- L’exposition professionnelle agricole est un facteur aggravant majeur
- Le sport (course à pied) est un excellent régulateur mais insuffisant seul
- L’hémochromatose stabilisée reste un terrain à surveiller
- Les Dermatoses : Eczéma et Psoriasis
- Introduction du Dr Henry « Ce soir, nous allons attaquer un chapitre tout à fait compliqué en médecine : la dermatologie, et en particulier deux affections qui ont des caractéristiques à la fois semblables et différentes. »
- Caractéristiques communes
- Chroniques
- Très prurigineuses
- Symétriques (touchent le corps des deux côtés)
- Symptômes permettant de les repérer facilement
- L’approche BNS dans les dermatoses Le Dr Henry explique que ces pathologies cutanées obéissent à des règles précises :
- Toujours rechercher les intolérances alimentaires
- Évaluer la fonction hépatique
- Vérifier l’état du système immunitaire
- Considérer les facteurs de stress
- Le Couple Exposé au Radon : Les « Maisons à Cancer »
- Présentation Un couple consulte avec des BNS très particuliers : tous les paramètres sont anormalement bas, sauf le paramètre Bêta (pour monsieur) et le test Magnesia (pour madame).
- Coefficient d’homéostasie = 79%
- Lymphoïde = 29%
- Acide = 8%
- Vasculaire = 19%
- La découverte cruciale Ils vivent dans un pavillon situé sur un socle granitique avec une concentration en Radon (gaz lourd radioactif) mesurée à 13 000 Becquerels par m³ ! Les services compétents leur ont conseillé d’étancher le sous-sol et de creuser un puisard dans le jardin pour évacuer le Radon.
- Analyse biologique Ces deux BNS globalement bas évoquent l’aspect biologique observé après une radiothérapie :
- Cellules souches massivement lésées
- Ralentissement métabolique et immunitaire
- Hypofloculation massive de tous les tests
- Le danger majeur « Ce qui est grave », explique le Dr Henry, « c’est qu’un tel aspect met souvent des années avant de récupérer un équilibre à peu près normal et que cet état biologique d’immunodépression chronique laisse la porte ouverte au développement tumoral, ce qui a fait parler à certains de ‘maisons à cancer’ ! »
- Protocole d’urgence
- Évacuation du radon : travaux d’étanchéité indispensables
- Protection cellulaire : antioxydants puissants
- Soutien immunitaire : immunomodulateurs naturels
- Surveillance régulière : BNS tous les 3 mois
- 6. LES ERREURS À NE PAS COMMETTRE
- L’Enfant Mucoviscidosique : L’Espoir Contre le Désespoir
- Leçon : « Ne jamais baisser les bras devant un diagnostic ‘fatal' »
- Le choc du diagnostic
- « Ce sont deux parents désespérés qui me présentent leur premier enfant de 3 mois », raconte le Dr Henry avec émotion. Le diagnostic vient de tomber au CHU : MUCOVISCIDOSE.
- Cette maladie génétique, touchant 1 enfant sur 4500, est caractérisée par :
- Production de mucus épais obstruant les bronches et le pancréas
- Infections pulmonaires récurrentes
- Insuffisance pancréatique avec malabsorption
- Espérance de vie historiquement limitée
- La réaction du Dr Henry
- « Je les rassure et leur explique que nous avons des solutions physiologiques pour compenser les terribles conséquences de ce déficit enzymatique. »
- Le protocole de soutien physiologique
- Rotation mensuelle de compléments spécifiques :
- Semaine 1 : SULINA (3 gélules)
- Soutien respiratoire
- Fluidification des sécrétions
- Protection anti-infectieuse
- Semaine 2 : SPIRA (3 gélules)
- Apport en protéines facilement assimilables
- Soutien de la croissance
- Énergie cellulaire
- Semaine 3 : VITALIMA (3 gélules)
- Soutien métabolique global
- Cofacteurs enzymatiques
- Protection antioxydante
- Semaine 4 : IMUNIMA (3 gélules)
- Renforcement immunitaire
- Prévention des infections
- Modulation de l’inflammation
- L’évolution à un an
- Pas d’infection pulmonaire majeure
- Croissance normale
- Digestion correcte avec Créon
- Parents retrouvent l’espoir
- Le BNS à 12 mois
- Le profil propose Glechoma hederacea (Lierre terrestre) :
- Antiseptique pulmonaire remarquable
- Immunomodulateur
- Anti-inflammatoire des muqueuses
- 2 gouttes de TM/jour dans le biberon
- Modification du protocole
- Remplacement de VITALIMA par HEPATIMA :
- Prévention des réactions auto-immunes
- Soutien hépatique (souvent atteint dans la mucoviscidose)
- Amélioration de la digestion des graisses
- Le bilan à 3 ans
- « Son évolution est tout à fait comparable à un enfant du même âge », constate le Dr Henry avec satisfaction.
- Pas d’hospitalisation
- Développement psychomoteur normal
- Qualité de vie préservée
- Les principes validés
- « Un diagnostic génétique n’est pas une condamnation »
- Le soutien physiologique précoce change le pronostic
- La rotation des traitements évite l’épuisement
- L’espoir des parents est thérapeutique
- Le Patient de 93 ans : L’Hésitation Thérapeutique
- Leçon : « L’observance et la conviction du patient sont cruciales »
- Un cas complexe de polypathologie
- Monsieur V., 93 ans, présente un tableau typique du grand âge :
- Syndrome cervical algique (C3/C4/C5) avec irradiations
- Maladie coronarienne avec 3 stents
- Hypertension artérielle traitée
- Psoriasis étendu (tête, coudes, genoux)
- Problèmes gastriques chroniques
- L’échec des traitements classiques
- « Il avait reçu de nombreuses médications classiques (statines, IPP, AINS), mais celles-ci n’ont procuré que des améliorations passagères et il les a rapidement arrêtées devant l’apparition d’effets secondaires. »
- La consultation révélatrice
- Le patient exprime ses douleurs multiples mais surtout ses réticences :
- « Il fait part de son hésitation à prendre les médicaments »
- « Rage qu’ils ne soient pas remboursés »
- « Craint que ceux-ci ne soient nocifs ! »
- Le protocole adapté à l’âge
- Le Dr Henry propose un traitement physiologique :
- ARTIMA + VITALIMA : soutien articulaire et métabolique
- HEPATIMA : pour le psoriasis et les contractures
- KARDIMA + NEFRA : protection cardiovasculaire
- L’évolution en dents de scie
- À 2 mois :
- Douleurs modérées sauf cervicales
- Psoriasis en régression
- Sommeil amélioré
- MAIS : « ne respecte pas toujours les posologies prescrites ! »
- À 4 mois :
- Amélioration globale
- MAIS : « fait part de son hésitation à prendre les médicaments, rage qu’ils ne soient pas remboursés et craint que ceux-ci ne soient nocifs ! »
- L’enseignement crucial
- « Même le meilleur traitement échoue sans l’adhésion du patient. »
- Le Dr Henry identifie les obstacles à l’observance chez la personne âgée :
- Le coût non remboursé des traitements naturels
- La méfiance envers les « nouveaux » traitements
- La lassitude de prendre des médicaments
- Les troubles cognitifs débutants affectant la compliance
- Les solutions pragmatiques
- Simplifier au maximum les prises
- Impliquer l’entourage
- Expliquer, ré-expliquer les bénéfices
- Accepter une observance partielle plutôt que l’arrêt total
- 7. LES PRINCIPES RÉVOLUTIONNAIRES
- Le Principe de Pol Henry et les Lapins : La Création des Bases de Données Thérapeutiques
- Leçon fondatrice : « La méthode scientifique appliquée aux médecines naturelles »
- L’innovation méthodologique
- Dans les années 1960, Pol Henry développe une approche révolutionnaire : « Il effectuait un bilan biologique sur un lot de lapins. Puis, les animaux furent traités pendant six semaines avec le remède à étudier. »
- Le protocole rigoureux
- Bilan biologique initial sur 10 lapins témoins
- Administration du remède pendant 6 semaines
- Bilan biologique final
- Calcul des différences : Effet = Bilan 2 – Bilan 1
- Répétition sur plusieurs lots pour validation statistique
- Les résultats spectaculaires
- Cette méthode a permis de créer les profils biologiques de plus de 400 plantes, constituant une base de données unique au monde.
- Exemples de découvertes :
- Ribes nigrum (Cassis) : effet cortisone-like
- Betula pubescens (Bouleau) : drainage et allergie
- Rosmarinus off. (Romarin) : hépatoprotecteur
- L’application clinique moderne
- Le Dr Jean-Yves Henry a étendu cette méthode :
- Base de données de 120 000 cas humains
- Corrélations clinico-biologiques validées
- Système expert d’aide à la prescription
- L’Auto-expérimentation du Dr Schwartz : Le Courage Scientifique
- Leçon : « L’engagement personnel dans la recherche médicale »
- Le contexte dramatique
- Le Dr Laurent Schwartz, cancérologue, face à son ami Antonello atteint d’un cancer du côlon métastatique incurable, décide de tester sur lui-même un traitement métabolique révolutionnaire.
- L’auto-expérimentation héroïque
- « Je testai moi-même l’acide lipoïque et l’hydroxycitrate. Le goût était acre, mais la semaine passa sans problème. »
- Protocole testé :
- Acide lipoïque : 600mg/jour
- Hydroxycitrate : 1500mg/jour
- Capsaïcine : tentative arrêtée
- L’incident dramatique
- « Avec la capsaïcine, je fis un collapsus avec perte de connaissance. Exit la capsaïcine. »
- Cette expérience dramatique a permis d’éviter un danger mortel à son patient.
- Le traitement d’Antonello
- Basé sur l’auto-expérimentation :
- Acide lipoïque + Hydroxycitrate
- Association avec chimiothérapie allégée
- Approche métabolique du cancer
- Le résultat extraordinaire
- « Trois ans ont passé. Antonello va bien – sans doute pas guéri –, mais il est retourné au travail. »
- Un cas de rémission prolongée qui a ouvert la voie à une nouvelle approche du cancer.
- 8. LA SAGESSE CLINIQUE : SYNTHÈSE DES ENSEIGNEMENTS
- Les 10 Principes Éducatifs Majeurs du Dr Henry
- « La biologie précède la clinique » Les déséquilibres biologiques apparaissent 5 à 10 ans avant les symptômes. Le BNS permet de les détecter et de prévenir la maladie.
- « Soyez un ‘sniper’ thérapeutique » L’effet le plus ciblé devra toujours être recherché. Éviter les « cocktails » hasardeux, préférer la précision à la quantité.
- « Un arbre qui cache la forêt » Ne jamais se contenter du diagnostic nosologique. Chercher les causes profondes, les comorbidités cachées, les intoxications silencieuses.
- « La suppression symptomatique est souvent un piège » Chercher et traiter les causes, pas les conséquences. L’eczéma supprimé devient asthme, l’asthme supprimé devient dépression.
- « Guérir un patient, c’est l’aguerrir ! » L’importance de l’éducation thérapeutique. Le patient qui comprend sa maladie devient acteur de sa guérison.
- « Le praticien qui guérit a raison » Le pragmatisme avant le dogmatisme. Si ça marche, c’est que c’est juste, même si on ne comprend pas tout.
- « L’intestin est le chef d’orchestre de la santé » 70% du système immunitaire s’y trouve. Les intolérances alimentaires sont à la base de nombreuses pathologies chroniques.
- « Le terrain prime sur le microbe » Comme le disait Claude Bernard face à Pasteur. Renforcer le terrain plutôt que combattre l’agent pathogène.
- « La détoxification précède la reconstruction » Drainer avant de stimuler. Nettoyer avant de nourrir. Éliminer avant de supplémenter.
- « L’espoir est thérapeutique » Ne jamais ôter l’espoir au patient. Même face aux maladies réputées incurables, il existe toujours des solutions pour améliorer la qualité de vie.
- L’Art de l’Examen Clinique selon le Dr Henry
- L’observation commence dès l’entrée du patient
- La vitesse à laquelle il se déshabille (lenteur, précipitation)
- La gêne ou son absence
- L’ordre ou le désordre dans lequel il pose ses vêtements
- L’examen physique révélateur
- La maigreur ou la répartition de l’embonpoint
- L’attitude rachidienne (scoliose, lordose)
- Les veines (varices), hernies, cicatrices, éruptions du dos
- La chaleur ou froideur objectives des extrémités
- L’existence de sueurs ou la sécheresse de la peau
- La présence de verrues, molluscum, cors, mycoses interdigitales
- Les fissures des talons, de la bouche, des paupières
- Chaque détail compte « Ces observations permettent d’orienter immédiatement vers le terrain du patient avant même de commencer l’interrogatoire », explique le Dr Henry.
- CONCLUSION : L’HÉRITAGE DU DR HENRY
- Une Médecine Intégrative Avant l’Heure
- Le Dr Jean-Yves Henry a développé pendant 50 ans de pratique une approche unique combinant :
- Rigueur scientifique : 120 000 BNS analysés
- Ouverture thérapeutique : homéopathie, phytothérapie, nutrition
- Écoute humaniste : le patient au centre
- Innovation constante : création d’outils diagnostiques uniques
- Les Outils Légués à la Profession
- Le BNS (Bilan Nutrition-Santé)
- Vision globale du terrain
- Prédiction des évolutions
- Aide au choix thérapeutique
- Les Tests d’Intolérances Alimentaires
- ImuPro pour les IgG
- Corrélations clinico-biologiques
- La Base de Données Thérapeutiques
- 400 plantes caractérisées
- Profils d’action biologiques
- Système expert de prescription
- Le Message pour les Nouvelles Générations
- « La médecine de demain sera intégrative ou ne sera pas. Elle devra allier la précision du diagnostic moderne à la sagesse des médecines traditionnelles, la puissance de la biologie moléculaire à la subtilité de l’approche holistique. »
- Ces anecdotes ne sont pas de simples histoires. Elles sont des cas d’école, des fenêtres ouvertes sur une pratique médicale qui refuse la fatalité, qui cherche toujours plus loin que le symptôme, qui considère chaque patient comme unique.
- L’Invitation à la Pratique
- Chaque praticien est invité à :
- Observer au-delà des évidences
- Questionner les dogmes établis
- Expérimenter avec rigueur et prudence
- Documenter ses observations
- Partager ses découvertes
- Car comme le dit le Dr Henry : « Le praticien qui guérit a raison », et c’est en partageant nos succès et nos échecs que nous ferons progresser l’art médical vers une approche véritablement intégrative et humaniste.
- « Ces anecdotes illustrent la philosophie du Dr Henry : regarder au-delà des symptômes, chercher les causes profondes, et ne jamais abandonner face à un diagnostic ‘incurable’. »
- [Fin du document pédagogique enrichi des anecdotes thérapeutiques du Dr Jean-Yves Henry]
- Références et Sources
- Ouvrages du Dr Jean-Yves Henry :
- L’art de la consultation (110 pages)
- La médecine demain ? (avec F. Henry, 170 pages)
- Le précis d’homéopathie diathésique (160 pages)
- Matière médicale diathésique (avec F. Henry, 308 pages)
- Répertoire de médecine intégrée (avec F. Henry, 382 pages)
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